La découverte de ce pays est pour beaucoup je pense, un dépaysement total.
Autre vie, autre culture si différente, j’ai aimé la tranquillité, la douceur et le respect des Japonnais.
A ceux qui m’ont dit ,lorsque je suis revenue, tu n’y vis pas tu ne sais pas ce qu’est réellement ce pays, je réponds oui effectivement je n’y vis pas mais cela ne n’empêchera pas de ressentir et de dire que nous avons été très bien accueillis et que nous avons rencontré des gens adorables tout au long de notre voyage, dans chaque région.
Des souvenirs des émotions il y en a eu, choisir est difficile, peut-être que, justement, les aquarelles sont là pour décrire des instants de vie, des rencontres, des émotions, sans avoir forcément besoin de parler.
Récit de mon installation pour peindre, en attendant l’arrivée du jeune gardien et son troupeau.
La veille, je lui ai demandé la permission de peindre ses Zébus.
Ce n’était pas évident. Il m’a dit oui, au départ je suis restée en retrait du troupeau. Il y avait une mère et son bébé. j’ai donc suivi la consigne mais, à ma grande surprise, lorsque j’ai décidé de suspendre ma peinture pour revenir le lendemain, je réalisais que je me trouvais au milieu du troupeau. Ou bien était-ce le troupeau qui était autour de moi.
Je ne m’en étais pas aperçu; preuve que, lorsque je peins j’ai LA TÊTE DANS LES ÉTOILES :
Malgré leurs tailles imposantes, les Zébus sont des animaux très calmes et très doux.
Seule une mère protégeant son bébé peut se montrer très féroce. Comme toute mère sur cette planète.
Pour cette aquarelle, je suis revenue plusieurs jours de suite.
J’aime à croire que c’est peut être la raison de leur passivité à mon égard.
